** Vereint für das Leben Kleine Schwester **

** Vereint für das Leben Kleine Schwester **




Hallo

Bienvenue à toute et à tous,
sur ma première fiction sur le groupe Tokio Hotel <3

J'ai découvert Tokio Hotel plusieurs mois avant la sortie de l'album "Schrei" en France. Au début, j'avoue que je n'étais pas attiré pour plusieurs raisons. Comme il ne faut pas juger un livre à sa couverture, j'ai décidé de mieux écouter leurs musiques. Envoutée par la musique, j'ai traduit les paroles pour mieux comprendre ce sentiment qui me touche à chaque fois que j'écoute une de leurs chansons. Les paroles m'ont touchées et je suis tombée amoureuse. Amoureuse de leurs musiques... Amoureuse de leurs mélodies... Amoureuse de leurs paroles... Amoureuse des sentiments que la voix de Bill, le grattement de la guitare de Tom et de la basse de Georg, et la batterie de Gustav me procure. Je n'ai jamais aimé un groupe, une musique autant que la leur... Je ne comprenais pas ce que "fan" voulait dire... Maintenant si... On m'a souvent dit que j'avais changée depuis que je suis fan de Tokio Hotel. Mais je suis simplement enfin devenu moi même. Ensuite j'ai eu envie de faire une fiction. J'aimerai faire une fiction qui soit "à part" des autres. Qui ne soit pas seulement ciblée sur "Bill et Tom". Pour moi Tokio Hotel comporte 4 membres et non deux. J'aime écrire. Cette fiction ma première et je la considère comme la prunelle de mes yeux. Je vais selon le fil de mes idées et de mes envies.

Tu aimes, tant mieux, donne moi ton avis.
Tu n'aimes pas, tant pis, respecte, clique sur la petite croix rouge en haut.
De toutes façons, les commentaires indésirables de rageux et anti-TH seront supprimés, je n'ai pas de temps à perdre avec des gens qui eux en ont à perdre de toute évidence.

~~* Bonne Lecture *~~




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Un lien indestructible...




Les personnages principaux sont :


-*- Moi = Lucie, mon surnom Liu. Je suis née le 27 Novembre 1990. Je suis assez petite [1m63 et demi !! Très important le et demi xD], des formes là où il faut sans plus, de long cheveux noirs, des yeux noisettes. Un caractère de merde [xD] Je n'aime pas me laisser faire, je suis assez rebelle. On ne me marche pas sur les pieds vu le caractère explosif que j'ai. Quand j'ai une idée en tête c'est TRES difficile de me faire changer d'avis. Malgré ça, j'aime aider les autres et ils peuvent se confier à moi. Je suis très présente pour les autres.

-*- Bill Kaulitz = Chanteur du groupe Tokio Hotel

-*- Tom Kaulitz = Guitariste du groupe Tokio Hotel

-*- Georg Listing = Bassiste du groupe Tokio Hotel

-*- Gustav Schäffer = Batteur du groupe Tokio Hotel

D'autres personnages très importants feront leur apparition tout au long de ma fiction, leur point de vue sera de la même couleur que le point de vue externe.


~~* Dänke *~~


Je ne lis que les fictions qui lisent la mienne sauf exception de temps en temps et celle que je lis déjà. Si vous voulez que je passe sur votre fic, lisez la mienne.


Nombre de chapitre en ligne, à ce jour : 131



# Posté le vendredi 14 décembre 2007 15:35

Modifié le vendredi 24 avril 2009 13:25

Chapitre 1

Chapitre 1
Salut la compagnie ! J'ai envie de vous raconter ma vie. Et oui ! Il me prend que j'ai envie ! Je m'appelle Lucie. Lucie Montgomery. J'ai 15 ans et j'habite en France avec mes parents dans un petit coin paumé, près de Paris. Et oui, à mon plus grand malheur, mes parents aiment la campagne --'. Pourtant ce serait tellement plus pratique pour eux (et pour moi) d'habiter à Paris. Parce que le lycée le plus proche de mon village est à 45 minutes de bus. Bon, seul point positif, j'ai largement le temps d'écouter mon MP3 avec Evanescence, Avril Lavigne, Paramore, Escape the Fate, Simple Plan, Pink, U2, Les Beattles ou encore Jesse McCartney... (Pour les débuts de ma fiction, je ne connais pas Tokio Hotel.) Je suis en première ES, j'ai un an d'avance. J'aime surtout les langues et j'en fais 4 en tout :D dont 3 où je suis casi bilingue : français, allemand, anglais et chinois. Je vais vous parler de mes parents. Ce sont tous les deux de brillants avocats. Les plus réputés de France voir même d'Europe d'après ce que j'ai compris. Tout le monde se les arrache. C'est ainsi que la France est devenu ma seconde maison. Et non, je ne suis pas d'origine française. Je suis née en Allemagne, mais j'y ai vécu très peu de temps et mes souvenirs sont flous. Malgré cela, je reste très attachée à mon pays natal et j'ai appris à parler allemand en même temps que français. Donc revenons à mes parents. Leurs surnoms sont le Roi et le Reine du barreau. Donc du coup, niveau argent, il est vrai que je n'ai jamais manqué de rien. A part de leur présence... Bon, je vais me décrire, que vos ayez une petite idée au moins ^^. Plutôt petite (à mon grand désespoir T_T), j'ai quelques formes sans non plus être grosse. Mes cheveux me tombent sur les épaules et sont marrons un peu foncés, mes yeux en amande sont couleur noisette. Ce dernier détail est incompréhensible vu que ma mère a les yeux bleus et mon père les yeux verts, mais bon ^^. Côté style... Bin je n'en ai pas vraiment. J'aime porter des robes comme des jeans, des talons comme des converses, des couleurs très sombres comme des couleurs qui pètent... Tout dépend de mon humeur. Je ne suis pas dépressive non, je dirais même hyperactive xD. Je pourrais donc dire que ma vie est parfaite. Mais pour moi, l'absence de mes parents à cause de leur travail est très pesante. Heureusement, mes meilleures amis sont là pour moi et remplissent ma vie d'amour et d'affection.

Alors que j'émerge du pays des rêves, mes yeux me piquent. Bin dis donc, j'ai bien dormi =) Mais il est quelle heure ? 7 heures et 30 minutes. Réfléchissons, quel jour sommes nous aujourd'hui ? LUNDI ! ET MERDE ! Mon bus ! Comment je vais aller en cours moi ! Je l'ai raté ! Je cours dans la salle de bain, me lave, m'habille et me maquille vite fait. Je prends mon sac et descends les escaliers comme une dératée manquant de m'étaler en bas (Ah oui j'avais oublié de vous dire, je suis du genre assez boulet --'). Alors que je me précipite vers la porte, je vois mes parents assis tranquillement à la table, qui me regardent avec de grands yeux.

Moi : Bin quoi ? Vous avez jamais vu une fille qui rate son bus ?
Maman : Quel bus ma Liu ? [Mon petit surnom :p]
Moi : Ba celui pour aller en cours !
Papa : Tu as oublié qu'on pouvait t'emmener ce matin ?

Ah ? Ah bon ? Oups ! BOULET !

Maman : Bon ba vu que tu es prête, on y va.
Moi : Ok.

Pendant le trajet, on ne parle pas énormément. Comme d'habitude. Au moment où on arrive devant mon lycée, mes parents se tournent vers moi et se regardent avant de se retourner vers moi. Ils m'observent d'un ½il inquiet et je n'aime pas ça.

Maman : Ma Liu ?
Moi : Oui ?
Maman : Tu te souviens que ce soir on devait aller au restaurant... ?
Moi : *suspicieuse* Oui... Vous n'allez pas annuler quand même !?
Papa : Et bien... On vient de recevoir un dossier très important et...
Moi : NON ! Y en a marre ! Ca fait des mois qu'on a prévu cette sortie ! Vous n'allez pas me faire ça !
Papa : On est vraiment désolés ma puce.
Moi : *ravale mes larmes* Ouais... Moi aussi désolée. *tout bas* De compter moins que votre boulot...
Maman : Ne dis pas ça mon ange. Tu sais qu'on t'aime plus que tout.
Moi : Oui... J'y vais. A je ne sais pas quand. Quand vous trouverez un moment pour moi.

Sans leur laisser le temps de répondre, je sors de la voiture et claque la portière. Oui j'ai été méchante, mais tant pis. Ils me laissent en plan. Encore une fois. Je suis alors devant les grilles de mon enfer. Au moment où je sèche mes larmes du dos de la main, une voix aiguë hurle mon nom. Même pas besoin de me retourner pour reconnaître la douce voix mélodieuse de ma meilleure amie ^^.

... : LIUUUUUUUUUUUU ! CA VA TIIIIIIIIIII ?

Ah j'ai oublié de vous prévenir, elle est folle et aussi boulet que moi ^^ Mais je l'aiiime !

Moi : Salut Jade. Ca va et toi ?
Jade : Super ! La patate ! Sauf que...
Moi : Sauf que quoi ?
Jade : Niééé ! Je n'aime pas quand tu me mens ! Ca ne va pas et je le sais très bien ! Qu'est ce qui ne va pas ? RACONTE-MOI TOUT ! Et n'oublie pas les détails !
Moi : Oui madame ma Psy ! Je ne peux rien vous cacher dis donc.
Jade : ET NOOON !
Moi : Bon tu te souviens de ce dîner avec mes parents ce soir ?
Jade : Ca oui !
Moi : Et bien ils ont annulés pour... *sèche* Un dossier important.
Jade : Oh... Oh je suis désolée ma Liu...
Moi : Fais pas cette tête d'enterrement ^^ Je vais m'en remettre, c'est pas comme si c'était le première fois qu'on me posait un lapin !
Jade : Mouais... Liu ?
Moi : Hmm ?
Jade : Tu te souviens qu'on a contrôle là tout de suite ein ?
Moi : Ah bon ? En quoi ?
Jade : ALLEMAND ! Et j'ai pas réviséééé ! Dis-moi que tu as révisé pitiiiié !
Moi : J'ai pas besoin de réviser pour l'allemand =D
Jade : *me tire la langue* Crâneuse !
Moi : Avoue que c'est pour ça que tu m'aimes !
Jade : *se jette à mes pieds* Mais bien évidemment Ô grande Lucie ! Je ne suis ton amie que pour pouvoir copier ton allemand, et tous les autres devoirs sois dis en passant, parce que tu es la plus belle, la plus forte, la plus intelligente, la plus...
Moi : *éclate de rire* C'est bon ! C'est bon relève toi ! Je crois que j'ai compris. Bon on va en classe ? J'ai hâte de voir ce contrôle.
Jade : *marmonne* Complètement tarée...

Je lui tire la langue à mon tour comme quand on avait cinq ans et nous nous dirigeons vers la salle. Cette journée, fut une journée comme les autres. Les cours, les amis, la nourriture immangeable de la cantine ^^. A la fin des cours, Luc et Angelo s'approchent de moi et je leur fais un bisou sur chaque joue pour leur dire au revoir tandis que Jade m'accompagne à mon arrêt de bus. Mais qu'est ce que je ferai sans eux... Ce sont mes meilleurs amis. Je ne suis rien sans eux... Je peux tout leur dire surtout à Luc. Luc est comme le grand frère que je n'ai jamais eu... Après mes 45 minutes de bus, j'arrive à la maison il est 19 heures vu que je sortais à 18 heures. Alors que je m'apprête à prendre mes clés pour ouvrir la porte, celle-ci s'ouvre d'elle-même et mes parents me prennent dans leurs bras.

Moi : Ba... Qu'est ce que vous faites là ?
Maman : On a décidé de bosser le plus possible ce matin pour pouvoir passer la soirée avec notre fille chérie.
Moi : Pour de vrai ?
Papa : Pour de vrai !

Je me jette dans leurs bras et les serrent fort.

Moi : Merci ! Merci ! Je suis désolée pour ce matin !
Maman : C'est pas grave ma Liu... C'est pas grave... On t'aime tu sais ?
Moi : *sourire* Je vous aime aussi.
Papa : Bon alors ? On y va tester ce restaurant ?
Maman et moi : Ouiiiiiiiii !

Nous partons alors pour le restaurant. Qu'est ce que ça fais du bien de passer une soirée avec ses parents. J'aime mes parents, c'est vrai. Je ne suis pas de ces ados qui disent que leurs parents sont chiants ou qu'ils les détestent. Moi je sais que j'a besoin d'eux et que ce sera toujours ainsi.

[...]

Nous avons trainé comme pas possible au restaurant. C'était tellement bon et avec mes parents ont a fais les clients chiants ce soir genre « il y a un cheveu dans ma souuupe ». J'aime partager ces moments avec mes parents, c'est là que je ressens vraiment qu'ils m'aiment. Même si le regard qu'ils posent sur moi des fois me dit tout. Papa a décidé de passer par le chemin près des ravins, près de la forêt. Celui que je préfère alors que j'admire la forêt, je soupire en repensant à ma soirée.

Moi : Tout est bien qui finit bien...
Papa : Qu'est ce que tu dis ma Liu ?
Moi : Non rien. *regarde la route* dis papa...

C'est alors que ma mère hurle.

Maman : ATTENTION !

Ce chapitre à été refait. Fin du chapitre 1. Rien de plus à dire que donnez votre avis. Je le trouve mieux que la première fois que je l'ai écris. Et vous ?

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 15:41

Modifié le samedi 21 novembre 2009 09:50

Chapitre 2

Chapitre 2
Moi : Non rien. *regarde la route* dis papa... ATTENTION !

------------bip--------------bip---------------bip-----------bip-----------------

Aïe... C'est quoi ce truc ? D'où il sort ce bip bip ? C'est légèrement agaçant –-'. Il faut que je me lève ! Aïe ! Bordel ! Pourquoi j'ai mal à la tête et à la jambe ! J'essaie d'ouvrir les yeux mais n'y parvient pas. C'est là que je panique. Où je suis ? Pourquoi j'ai mal ? Qu'est ce que... Bon ! Chut ! Calme-toi Lucie, calme-toi ! Quelle est la dernière chose dont je me souvienne ? Papa, maman, moi sur la route, on parle, tout d'un coup un chevreuil surgit sur la route, je cris, mon père fais un écart en essayant de ne pas toucher l'animal, la voiture qui se dirige vers le ravin, le vide sous mes yeux... NON ! Non ! Ca ne se peut pas ! Tout va bien. La barrière de sécurité à du nous retenir et je suis juste un peu sonnée. C'est tout. Papa et maman vont bien. Oui. Papa et maman vont bien. J'ouvre alors difficilement les yeux et vois quelqu'un que je connais devant moi.

Moi : Mr Kastar ? Mais ? Où suis-je ?
Dr Kastar : Ne bouge pas Lucie ! Ne fais pas d'effort sinon ton cou va en souffrir et ta cicatrice se rouvrir.
Moi : Cicatrice ?

Alors que je sens que je ne peux pas tourner la tête, je touche mon cou et sens une minerve. Quand je bouge le cou j'ai mal. Bon on va faire ce qu'il dit.

Moi : Mais... Qu'est ce qui s'est passé ? Papa ? Maman ? Où sont-ils ?
Dr Kastar : Calme toi je te dis ! Votre voiture est tombée dans un ravin. Tes parents sont... *se coupe*
Moi : *voix tremblante* Mes parents sont ?
Dr Kastar : Je ne vais pas te mentir. Ils sont dans un état grave et encore au bloc.
Moi : C'est pas possible... Non c'est un cauchemar, je vais me réveiller... Vous allez les sauver ein ?
Dr Kastar : On fait tout ce qu'on peut...
Moi : JE M'EN FICHE ! FAITES PLUS !
Dr Kastar : Calme toi.
Moi : *hurle* Comment voulez vous que je me calme alors que vous me dites que mes parents sont à moitié morts !
Dr Kastar : Je sais bien mais...

A cet instant, un chirurgien, les mains et la blouse tachée de sang arrive dans ma chambre et me regarde avant de se tourner vers le Dr Kastar. Je tremble, ce regard était remplit de tristesse et de pitié. Il dit alors la seule phrase au monde que je ne voulais pas entendre.

Chirurgien : Je suis navré. On a fait tout ce qu'on a pu... Ils sont morts.
Moi : Mort ? Non ! C'est une erreur ! Ou une blague ! Non c'est un cauchemar ! Oui voilà c'est ça, je vais bientôt me réveiller, et mes parents seront dans le salon à discuter d'un dossier...
Dr Kastar : Lucie. Je suis désolé. Ils sont mo...
Moi : NON ! Taisez-vous ! Ils ne sont pas morts !
Dr Kastar : J'ai bien peur que si...

La dure réalité que je ne veux pas accepter me hurle dans les oreilles. Sans pouvoir m'arrêter je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps.

Moi : Je vous en supplie... Dites moi que c'est pas vrai... *silence* Ils sont morts... Mes parents sont morts... Non... Pourquoi ? Pourquoi est ce qu'on est allée au restaurant ? Ils auraient du rester à leur travail ! Ils ne seraient pas morts ! Pourquoi ce chevreuil s'est mis au milieu de la route ? Pourquoi sont-ils morts ? Pourquoi eux ? Pourquoi pas moi ? C'est injuste ! Ils sont morts ! Et tout est de ma faute ! Papa... Maman... je suis tellement désolée... Pardon... Qu'est ce que je vais devenir sans vous... Maman... Papa...

Le docteur Kastar et le chirurgien ne sachant quoi faire s'apprête à sortir quand soudain la porte s'ouvre laissant apparaître mes meilleurs amis. Luc, Jade et Angelo.

Luc : Liu !
Angelo : qu'est ce qui s'est passé ?

Je ne parviens pas à articuler le moindre mot et me blottit dans les bras de Jade, la seule à s'être approchée et à me serrer contre elle. Les sanglots me font hoqueter.

Moi : Papa... Maman...
Jade : *doucement* On est là ma puce... On est là...
Moi : *pleurant toujours* Ils sont morts... A cause de moi...
Luc : Ne dis pas ça Liu...
Moi : Mais c'est vrai ! Sans moi, ils seraient encore en vie !
Luc : ARRETE DE DIRE CA ! TU AIMAIS TES PARENTS ! COMMENT PEUX-TU TE RENDRE RESPONSABLE DE CET EVENEMENT HORRIBLE ? JE TE L'INTERDIS !

Il a raison de s'énerver. C'est ma faute. Il s'approche de moi et Jade lui laisse sa place. Je peux voir qu'ils pleurent tous les trois. Je ne veux pas de pitié... je n'en veux pas... Luc me prend dans ses bras et me cajole doucement. Je ne peux m'empêcher de craquer.

Moi : Pourquoi eux Luc ? Pourquoi eux et pas moi ? Je suis toute seule maintenant ! Qu'est ce que je vais devenir ? Où je vais aller ? Comment pourrais-je avoir une vie après ça ?
Luc : Ne t'inquiètes pas mon petit ange... Tout ira bien... Je suis là... On est là... On va t'aider...

Le Dr Kastar qui jusque là n'avais rien dit, s'approche de moi, une lueur de douleur et de compassion dans les yeux. Je sens que quelque chose va encore me tomber dessus.

Dr Kastar : Lucie, il faudrait que nous ayons une conversation. En privé.
Moi : Je n'ai rien à cacher à mes amis. S'il vous plaît...
Dr Kastar : Très bien. Mais je te préviens, ce que j'ai à t'annoncer va sûrement te bouleverser.
Angelo : Et ca ne peut pas attendre demain ?
Dr Kastar : Non, j'en ai bien peur. Bien, Lucie ?
Moi : *petite voix* Oui ?
Dr Kastar : Sache que je connaissais très bien Ellie et Sam, tes parents.
Moi : Et alors ?
Dr Kastar : Je sais donc depuis toujours que... ce ne sont pas tes parents.
Moi : Pa... Pardon ?
Dr Kastar : Tu as été adoptée.
Moi : *choquée* Merci, je crois que j'avais compris ! Mais... Mais...
Dr Kastar : J'ai appelé les services sociaux. Ils ont contactés les services de l'adoption. Une dame passera te voir demain.
Moi : Ein ? Et pourquoi !?
Dr Kastar : Parce qu'ils savent où est ta famille.

Ma famille ? Il dit ça comme si c'était normal ! Que mes parents ne venaient pas de mourir ! J'hallucine ! Ma famille vient de mourir, on m'annonce qu'en plus ce n'est pas la vraie et maintenant il voudrait que j'accepte d'aller dans une autre qui m'a abandonnée quand j'étais bébé ! Au fait... Pourquoi ils m'ont abandonnée...ils ne voulaient pas de moi ?

Moi : Ce n'est pas ma famille ! Ma famille vient de mourir !

Luc me serre un peu plus fort. Les autres semblent aussi choqués que moi. Le docteur me présente ses condoléances encore une fois et sort de la pièce. Mes amis se tournent vers moi mais tout ce que je veux c'est qu'on me laisse en paix, pleurer mes parents tranquillement.


Jade : Ma Liu...
Moi : Merci d'être venu... Vous pouvez rentrer chez vous... Je vais essayer de dormir...
Luc : Très bien ma Liu. Tu veux être seule ça peut se comprendre. Mais moi je resterai dans le couloir. Apelle moi quand tu auras besoin de moi.
Moi : Merci... Vous êtes les meilleurs amis que j'ai jamais eus... Je vous aime...
Jade : On t'aime aussi.

Ils sortent me laissant seule avec mon chagrin. La lumière éteinte, je laisse ma peine et ma douleur couler à flot et je ne sais pas comment fini par m'endormir.

Fin du chapitre 2 refait ! Votre avis ?

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 15:43

Modifié le samedi 21 novembre 2009 09:54

Chapitre 3

Chapitre 3
Alors que je suis dans le noir quelqu'un me secoue gentiment, puis plus sèchement en prononçant mon prénom. Je reconnais cette voix.

Luc : Liu ? Liu ?
Moi : *grogne* Mmmh...
Luc : LIU ! Réveille-toi !
Moi : *ouvre les yeux* Mmmquoi ? Luc ! Pourquoi tu m'as réveillée ?
Luc : *tout doux* La dame de l'adoption est là.

Les évènements de la soirée défilent dans ma tête. Le restaurant avec mes parents, le chevreuil sur la route, mon réveil à l'hôpital, la mort de mes parents, la découverte qu'ils ne le sont pas. Je me lève d'un coup comme ayant reçu une décharge et grimace de douleur. D'un regard je rassure Luc et regarde la femme en face de moi, qui me sourit timidement.

Moi : Merci Luc.
Luc : Je t'en prie. J'attendrai dehors.
Moi : d'accord. A tout à l'heure.

Alors qu'il sort, la femme s'approche de moi. Elle a l'air gentille, manque de chance, ce qu'elle est venue m'annoncer ne va pas sûrement me rendre très aimable.

... : Bonjour Lucie, je m'appelle Anna. Je m'occupe de ton adoption.
Moi : Mon adoption ? Je vais être adopté ? Je croyais que vous deviez juste retrouver ma famille biologique.
Anna : Excuse-moi, je m'exprime mal. C'est ce que je voulais dire. J'ai retrouvé la trace de ta famille biologique. Ou plutôt ce sont eux qui m'ont retrouvé. Tes parents adoptifs...
Moi : *la coupe* Mes parents.
Anna : Pardon ?
Moi : quand vous parlez de mes parents décédés vous direz que ce sont mes parents s'il vous plaît. Et pour l'autre famille vous direz ma famille biologique.
Anna : Excuse-moi.
Moi : Ce n'est pas grave...

Anna : Donc je reprends. Tes parents étaient très connus et leurs morts à été annoncées à la télévision dès hier. Ta famille biologique voudrait que tu viennes habiter chez elle. Ils ont tout ce qu'il faut pour t'accueillir et brûle d'envie de te revoir.

Moi : Il y a autre chose que vous voulez me dire et ça ne va pas me plaire vu votre tête. Alors crachez le morceau, ce sera fait.
Anna : Ils habitent en Allemagne.
Moi : QUOI ?
Anna : C'est très brusque je sais mais...
Moi : ILS M'ABANDONNENT QUAND JE SUIS BEBE ET LA IL VOUDRAIT QU'AU MOMENT OU JE PERDS MES PARENTS, JE QUITTE LE PEU QU'IL ME RESTE DE VIE POUR ALLER HABITER AVEC EUX !
Anna : *compatissante* Oui.
Moi : Mais... J'ai pas envie !
Anna : Tu n'as pas le choix. Tu pars dans une semaine en direction de Magdebourg.
Moi : Ce n'est pas juste !
Anna : Tu apprendras à connaître tes parents grâce à ça...
Moi : Non ! Mes parents sont morts !
Anna : Je suis vraiment désolée. Tu as été frappé tôt par un terrible évènement, ce n'est pas juste je le reconnais. Mais c'est la loi. Tu n'as que 15 ans. Tu n'as pas ton mot à dire. *se lève* Désolée d'avoir du te dire tout ca. Je vais te laisser. Je te souhaite bonne chance pour ta nouvelle vie.

Elle me serre la main et sors de la chambre, me laissant seule avec cette nouvelle. Mais pas longtemps, Luc derrière la porte, accompagné de Jade et Angelo, entre doucement. Tous me regardent, inquiet.

Jade : A... Alors ?

Je me contente de bégayer, incapable de dire quoi que ce soit d'autre.

Luc : Liu ? Alors ?

Voyant que je ne réponds pas, il me prend par les épaules et me secoue.

Luc : Dis quelque chose !
Moi : *d'un coup* Mes parents biologiques veulent que j'aille habiter avec eux.
Angelo : Ce n'est pas si terrible.
Moi : *pleurant* Si !
Jade : Pourquoi ?
Moi : ILS HABITENT EN ALLEMAGNE !

L'air dans ma chambre devient alors glacial et seuls mes pleurs font du bruit. Ils me regardent, abasourdis, attendant une réaction de ma part du genre « Poisson d'Avril ». Mais malheureusement, ce n'est absolument pas le cas. Et tous s'en doute. Jade repousse Luc et se jette dans mes bras.

Jade : *pleure* Non ! Dis-moi que c'est pas vrai !
Moi : Si ! Tu crois vraiment que je blaguerai avec ça !?

Nous pleurons dans les bras l'une de l'autre jusqu'à ce que Luc rompe le silence, la voix cassée.

Luc : Et... Tu... Tu pars quand ?
Moi : Lundi prochain...
Luc : Une semaine ?! *soupire* Donc nous avons une semaine, une semaine pour ne pas que tu nous oublies.
Moi : Franchement, Luc ! Tu crois vraiment que je vous oublierai ? Jamais !
Jade : *sèche ses larmes* Tu viendras habiter à la maison pendant cette semaine. Tu vas t'en souvenir ! Je te le promets !
Moi : *après un silence*Vous êtes les meilleurs amis du monde...

Sur ce, ils m'aidèrent à me préparer pour sortir de cet hôpital. Cette semaine fut la plus courte de toute ma vie. Je n'ai pas eu la force d'aller à l'enterrement de mes parents en début de semaine. Luc, Jade et Angelo m'ont fais vivre une semaine d'enfer et que je ne pourrais jamais oublier. Et que je ne voudrais sous aucun prétexte. L'heure de mon départ approche mais il y a une chose que je veux faire avant.


Moi : Vous permettez que je vous quitte quelques heures ?
Jade : Euh...
Luc : Où veux-tu aller ?
Moi : *baisse la tête* J'ai quelque chose d'important à faire...

Ils comprennent et ne posent pas plus de question. Je me précipite chez le fleuriste, je prends un bouquet de violettes, pour ma mère et des tulipes, pour mon père. Puis, beaucoup plus lentement, je me dirige vers le cimetière où sont enterrés mes parents. Alors que j'arrive devant leur tombe, je sens mes défenses se fissurer. Je me croyais assez forte pour ne pas pleurer, mais je n'y arrive pas. Une fois devant, je dépose mon bouquet et m'assois en face avant de laisser les larmes couler sur mes joues.

Moi : Salut Papa. Salut maman. Je voulais juste vous dire que... Je m'en vais... Contre ma volonté... Mais je m'en vais. Je pars en Allemagne, chez mes parents biologiques. Je n'ai pas le choix. Je suis obligée de partir... Même si avant de partir, j'aurai voulu savoir pourquoi vous ne m'en avez jamais parlé... Mais je ne vous en veux pas. Je ne vous en voudrai jamais... Parce que même si je ne vous l'ai jamais beaucoup dit... Vous êtes les meilleurs parents qu'une fille puisse avoir et... Je vous aime... Plus que tout... Et pour toujours... Je dois partir maintenant. Mais je ne vous oublierai jamais. Au revoir Maman, au revoir Papa.

Je me relève et me dirige chez Jade. Mes affaires sont dans l'entrée, où du moins le peu qui me reste. Jade, Luc, Angelo et leurs parents sont là. Je m'approche de mon meilleur ami et me blottit dans ses bras. Après un petit moment, je prends mes valises et nous prenons la voiture pour aller à l'aéroport. Une fois devant mon terminal, je me retourne et les regarde. Alors que je m'efforce de ne pas pleurer, encore une fois, Jade me prends dans ses bras et pleure. Je ne peux alors m'empêcher d'en faire autant.

Jade : Au revoir ma Liu. Tu me manques déjà... Tu ne m'oublieras pas ein ? Jure le moi !
Moi : Je te le jure... Je te le jure... Comment veux tu que je t'oublie ? Tu es toute ma vie ! Comme vous tous d'ailleurs ! C'est affreux comme vous allez me manquer...Je ne vous oublierai jamais, je vous remercie pour cette dernière semaine avec vous, elle a été bien rempli avec vous tous. Merci. Merci d'avoir toujours été là pour moi... Merci...

Alors que je dis au revoir à Angelo, Jade se retient comme elle peut de ne pas pleurer encore plus mais quand Angelo la rejoint pour que Luc vienne me dire au revoir, elle se jette dans ses bras et pleure plus encore si cela est possible. Luc relève ma tête baissée et caresse ma joue après avoir remis une de mes mèches derrière mon oreille et essuyé les larmes qui coulent.

Luc : Alors ? On doit se dire Adieu ?
Moi : Non. Bien sur que non. Pas un adieu. Mais un au revoir.
Luc : Liu... Il faut que je te dise quelque chose...

c=#ffbb00]Moi : Oui ?

Il semble me dire quelque chose mais baisse la tête comme pour réfléchir. Alors que j'attends le c½ur battant, il finit par relever la tête et me sourire. Non, il ne me dira rien. Il me serre alors un peu plus.

Luc : *chuchote* Je t'aime tellement...
Moi : Je t'aime aussi...

Je sens alors ses larmes couler dans mon dos. Non Luc, ne pleure pas. Je ne veux pas que tu pleures. Sois heureux. Ne me pleure pas. Je reviendrais. J'aimerai lui dire ses mots, mais ils restent coincés dans ma gorge. C'est alors qu'une voix se fait entendre. Je crois que je haïrai toute ma vie la voix de cette femme qui me dit que mon vol en direction de Magdebourg attendait ses passagers. Je me décolle alors de Luc et prend le seul bagage qui me reste.

Moi : Bon. Et bien, c'est l'heure. Je dois partir. Je ne vous oublierai jamais. Merci. Merci pour tout. Je vous aime. Et ce pour toujours.

Je les sers une dernière fois dans mes bras puis me dirige vers l'embarcadère. Alors que je m'éloigne dans la foule, mes amis disparaissent de ma vue. Je me tourne alors vers l'hôtesse qui prend mon billet. Seule, je suis désormais seule. Je vais dans un pays peu connu, vivre avec une famille inconnue. Je me mets à penser à ma... Famille. Comment sont mes parents ? Est-ce que j'ai des frères ou des s½urs ? Est-ce qu'ils vont m'accepter ? Cette dernière question me laisse dubitative. Non, je ne pense pas. Je m'incruste dans leur vie. Comment peut-on accepter quelqu'un comme ça ? Mais la question qui me tracasse le plus est : Est-ce que je serai heureuse ? Pourrais-je m'adapter ? Tout ca, je le verrais, une fois là bas.

[...]

Quelques heures plus tard, je suis enfin à destination. Alors que je récupère mes bagages, je vois une femme hurler et se diriger vers moi en courant. Oh mon dieu ! C'est quoi cette tarée ? Elle a une pancarte à la main. C'est pas ma mère au moins ? Merde, je ne vois rien en plus ! Je suis bigleuse c'est pas possible ! Alors que je la regarde et qu'elle se rapproche plus que jamais je vois que...

Fin du chapitre 3 refait

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 15:46

Modifié le samedi 21 novembre 2009 09:58

Chapitre 4

Chapitre 4
Quelques heures plus tard, je suis enfin à destination. Alors que je récupère mes bagages, je vois une femme hurler et se diriger vers moi en courant. Oh mon dieu ! C'est quoi cette tarée ? Elle a une pancarte à la main. C'est pas ma mère au moins ? Merde, je ne vois rien en plus ! Je suis bigleuse c'est pas possible ! Alors que je la regarde et qu'elle se rapproche plus que jamais je vois que... Ce n'est pas ma mère, elle se jette sur la personne juste à côté de moi. La pauvre –-'. Alors que je soupire et allume mon portable, une voix douce se fait entendre derrière moi. Elle me parle allemand, logique vu que je suis en Allemagne.

... : Bonjour. Tu es Lucie ?
Moi : Euh... Oui. Et vous ? Vous êtes ?
... : Je m'appelle Simone. Je suis ta mère. Je suis heureuse de te rencontrer.
Moi : Ah.

Bon c'est vrai je ne suis pas très loquace, mais en même temps, je n'ai pas vraiment envie de parler. Alors qu'elle me regarde, un grand sourire sur les lèvres, je me contente de regarder autour de moi. Elle finit par prendre ma valise et me faire signe de la suivre. Une fois dans la voiture, elle parle la première.

Simone : Je vais te présenter Gordon.
Moi : C'est mon père biologique ?
Simone : Euh non. Ton beau père. Mais c'est comme si il était ton père.

Mouais... Si elle le dit. Nous arrivons alors à la maison. Alors que je rentre et que j'observe la maison, grande, simple, mais agréable, un homme s'approche et me sers dans ses bras. Gordon je suppose.

Gordon : Bonjour Lucie. Bienvenue chez toi.
Moi : Merci monsieur.

Oups. C'est sortit tout seul. Je n'ai pas réfléchi. Je les ai blessés. Ils ont l'air gentils, tout ce qu'ils veulent c'est que je sois à l'aise alors je vais arrêter de faire ma chieuse et faire des efforts.

Moi : Pardon Gordon.
Gordon : *sourire* Ce n'est pas grave. Nous n'allons pas te forcer à nous appeler papa et maman parce qu'on sait très bien que tu n'es pas prête mais appelle nous au moins par nos prénoms.
Moi : Comme vous voulez.
Simone : Et tutoie nous. *sourire* Tu me donne 30 ans de plus à me vouvoyer !

Alors que Gordon rit à cette remarque, je ne peux m'empêcher de sourire timidement.

Moi : D'accord.
Simone : Tu me suis ? Je vais te montrer ta chambre. Avant c'était celle des invités mais désormais c'est la tienne, tu peux la décorer comme bon te semble.
Moi : Merci. C'est très gentil à vous deux.

Je la suis et elle m'emmène dans une chambre bine éclairée, avec un lit double et les murs tout blancs. Ca tombe bien je mettrai tout ce que je veux dessus comme ça. Simone redescend et me dit de descendre manger quand je serais prête. Je commence à déballer un minimum mes affaires. Puis je me dirige vers la fenêtre et l'ouvre en grand avant de respirer l'air. Un nouvel air. Dans le jardin, une grande piscine dans la maison en face, un petit garçon à une fenêtre me fait coucou de la main. Je souris et lui rend son salut avant de refermer la fenêtre. Je décide de descendre pour retrouver Simone et Gordon. En me dirigeant vers les escaliers, je vois d'autres chambres. D'enfant. Donc je suppose que j'ai des frères ou des s½urs. Une boule se forme dans ma gorge, j'ai peur de les voir. Je descends, peut être qu'ils pourront m'en dire plus. Alors que j'arrive dans le salon, ils s'arrêtent de parler.

Moi : Désolée. J'interromps une conversation.
Simone : Non non ! Nous parlions de tes frères.
Moi : Oh ! Alors j'ai des frères.
Simone : Oui, ils sont jumeaux. Leurs noms sont Bill et Tom.
Moi : Ah... Ils sont ici ?
Gordon : Euh non. Ils font partis d'un groupe de rock très célèbre en Allemagne et qui commence un peu partout en fait mais ils viendront ce soir. Tard, donc tu les verras demain.
Moi : Quel groupe ? Peut être que je connais.
Simone : Tokio Hotel.

Oh mon dieu ! Oui, bien sûr que j'ai entendu parler de ce groupe. Dans mon lycée, la plupart des filles qui aimaient sont des groupies ! Elles hurlent et s'évanouissent chaque fois qu'elles entendent Tokio Hotel. Bon j'avoue que niveau musique j'y connais rien à propos d'eux. Bon. Je ne dois pas juger par rapport au peu que ces filles m'en on parlé. Je verrais par moi-même.

Gordon : Tu les connais ?
Moi : Euh... Non non ! *après un silence* Je peux poser une question ?
Simone : *regarde Gordon, puis moi après* Bien sûr.
Moi : Pourquoi tu m'as fait adopter ? Tu ne voulais pas de moi ?
Simone : Oh si ! Bien sûr que si ! Mais vois tu, j'étais jeune, très jeune, et amoureuse. Je croyais que la vie était belle et facile. Quand j'ai accouchée de Bill et Tom, j'étais plus heureuse que jamais. Mais malheureusement, nous avions du mal à gagner notre vie surtout que je devais rester à la maison pour m'occuper des jumeaux. Mais nous étions heureux et nous arrivions à nous en sortir même si c'était dur. C'est là que tu es arrivée. Je t'aimais. Profondément. Mais nous avons commencé à être vraiment dans la misère. Alors j'ai pris une décision. La plus dure de toute ma vie. Pour que tu ais un avenir heureux. Je t'ai fait adopter. Tes parents étaient des gens bons et généreux et je n'ai jamais douté que tu serais heureuse. Nous venions te voir souvent quand tu étais bébé. Mais tes parents sont partis en France et nous avons perdu le contact. Mais aujourd'hui... Tu es de nouveau avec nous. Comme une famille.

Je ne réponds pas au sourire qu'elle m'envoie. Je ne lui dis pas non plus que ma famille est morte. Je me lève de table sans rien avoir avalé.

Moi : Je... Je vais me coucher. Bonne nuit.
Simone : Mais ? Tu n'as rien mangé !

Sans lui laisser le temps de répondre je monte les escaliers en courant. Evidemment, ceci explique cela mais bon. Ca n'excuse pas tout. Il faut réfléchir avant de faire des enfants. Alors que je m'assois sur le lit, mon portable vibre. Quand je vois qui m'appelle je ne peux m'empêcher de retenir les larmes que j'ai retenues devant Simone et Gordon sortent sans prévenir.

Moi : Luc... Tu me manques...
Luc : Ma Liu... Ne pleure pas ! Je ne t'appelle pour que tu pleures.
Moi : Pa... Pardon...
Luc : Comment ça se passe ? Ils sont gentils avec toi ?
Moi : Oui. Ils sont très gentils. Mais vous me manquez.
Luc : Tant mieux. Ca sera moins dur pour toi d'entendre la décision que j'ai prise.
Moi : La décision ?
Luc : Ne le prends pas mal ma Liu, c'est autant pour ton bien que pour moi. Ca sera moins dur...
Moi : Luc, tu me fais peur !
Luc : Ma Liu. Je vais arrêter de t'appeler. Tu n'auras plus de mes nouvelles et ce sera mieux pour nous deux.
Moi : N... NON ! J'ai besoin de toi ! Pourquoi tu fais ça ?
Luc : Pour ton bien. Pardon ma Liu. Je t'aime.
Moi : Luc ? LUC ! Allo ?

Mais Luc ne me réponds pas. Il m'a raccroché au nez. Je tombe la tête sur mon oreiller et pleure encore plus. Il m'abandonne. Lui aussi. Furieuse, je me lève et je prends un étui avec précaution. En l'ouvrant, je caresse du bout des doigts mon cadeau d'anniversaire pour mes 7 ans. Mon violon. C'est la seule chose qui me console quand je suis triste. Je commence alors à jouer. Ma peine se change en colère et je joue de plus en plus vite. Puis elle revient à un rythme lent pour s'arrêter. Je repose mon violon doucement et referme l'étui avant de prendre une grande inspiration et de ravaler mes larmes.

... : Tu joues drôlement bien.

Je me retourne et vois Gordon, appuyé contre le rebord de ma porte.

Moi : Ah ! Euh... Ca fait combien de temps que tu es là ?
Gordon : Depuis que tu pleures. Qu'est ce qui ne va pas ? Tu veux en parler ?
Moi : *souffle* Non.
Gordon : Ca te ferait du bien pourtant. Raconte-moi tout.
Moi : Mais je te connais pas ! Tu as beau être mon beau père, je ne te connais pas !
Gordon : Parfois, ça fait du bien de se confier à quelqu'un qu'on ne connaît pas.

Je le regarde et vois qu'il est sincère. Il s'inquiète vraiment de mon bien être. Je hoche la tête et il s'approche pour venir s'asseoir sur mon lit.

Moi : Ma vie vient de changer. Je viens de changer. Tout a changé. Et maintenant, encore plus qu'avant, j'ai besoin de mes amis. Et celui duquel j'étais le plus proche vient de m'annoncer que pour mon bien, il ne m'appellerait plus. Et j'ai tellement besoin de lui. Il le sait et il m'abandonne.

Il semble réfléchir comme si il cherchait les mots à me dire. Puis il pose sa main sur la mienne. Je sursaute mais ne la retire pas pour ne pas le blesser.

Gordon : Je comprends.
Moi : Qu'est ce qu'il y a à comprendre ? Il m'abandonne c'est tout...
Gordon : Non. Il t'aime.
Moi : *ironique* Belle preuve d'amour.
Gordon : Se sacrifier pour l'être qu'on aime est une preuve d'amour, oui.
Moi : *après un silence* Je crois que je comprends, un peu. Merci.
Gordon : *se lève* Je t'en prie. Je veux juste que tu sois heureuse. Bonne nuit.
Moi : Bonne nuit.

Je me mets en pyjama et me couche. Exténuée par toutes les larmes versées, je m'endors rapidement.

Fin du chapitre 4 refait.

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 15:51

Modifié le samedi 21 novembre 2009 13:20